C’était un jeune prince

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Informations diverses

Paroles : Anonyme
Musique : Traditionnel
Interprètes :
Origine : Bretagne
Danse :
Mp3 :

Paroles

C’était un jeune prince voulant se marier.
Le lendemain de ses noces, à la guerre est allé.

À qui j’donnerais ma femme, qui voudrait la garder ?
À qui j’donnerais ma femme, qui voudrait la soigner ?

Allez, mon fils, allez, moi je vais la garder,
Je le jure sur ma foi qu’elle sera bien soignée.

Mais au bout des sept ans, le prince est revenu,
Il a trouvé sa femme qui marchait les pieds nus.

Dis-moi donc, p’tite bergère, comme tu as les pieds blancs ?
Oh ! non, mon bon Monsieur, ne vous en moquez pas tant.

Voilà ce soir sept ans que je suis mariée,
Et voilà bien autant que je n’ai pas eu d’souliers.

Donne-moi donc, p’tite bergère, un morceau de ton pain ?
Oh ! non, mon bon Monsieur, vous n’en mangeriez point

Il est cuit sans farine, boulangé sans levain,
Les chiens de ma belle-mère, vraiment n’en mangeraient point.

Donne-moi donc, p’tite bergère, un de tes p’tits agneaux ?
Oh ! non, mon bon Monsieur, vous m’en causeriez trop.

Pour le plus petit, que le loup m’a mangé,
J’ai été trois jours, trois nuits sans oser y rentrer.

Il s’en va t-à l’hôtel, demander à loger
De la même manière qu’un soldat étranger.

Oh ! Dame, bonsoir l’hôtesse, pourriez-vous me loger ?
Oh ! Oui, mon bon Monsieur, à boire et à manger.

Mais quand il fut à table, à table pour y souper
Une de vos p’tites demoiselles, voulez-vous m’la donner ?

Une de mes demoiselles vraiment vous n’aurez point,
C’est donc la p’tite bergère si vous la voulez bien.

Dis-moi donc, p’tite bergère, va donc laver tes mains,
Avec ce beau Monsieur, tu vas prendre un festin.

Oh ! Oui, oh ! Oui, Madame, je vais bien laver mes mains,
Ma soupe, elle est bien faite parmi celle de vos chiens.

Mais quand il s’lève de table, de table pour s’y coucher :
Une de vos p’tites demoiselles, voulez-vous m’la donner ?

Une de mes demoiselles, vraiment vous n’aurez point,
C’est donc la p’tite bergère si vous la voulez bien.

Dis-moi donc, p’tite bergère, va donc laver tes pieds,
Avec ce beau Monsieur, ce soir, tu vas coucher.

Oh ! oui, oh ! oui, Madame, j’vais bien laver mes pieds,
Ma place, elle est bien faite, dessous votre escalier.

Sortez, méchante femme, sortez de ma maison,
Vous avez mis ma femme garder les moutons,
Et moi je vais vous mettre à garder les dindons.

Références

Collecté auprès de Constance Crusson à La Baule-escoublac (Loire-Atlantique) en 1990 (Notice Dastum a77006) et en 1991 (Notices Dastum a76938). Chanté en veillée à Saint-Molf (Loire-Atlantique) en 1991 (Notices Dastum 52240 et 70007). Publié sur l'album Bogue d'Or 1990 dans la collection Chanteurs et musiciens de Bretagne n°7 en 1991 (Notice Dastum a91689).

Laforte : I, B-21 La Porcheronne, Coirault : 05302 La porcheronne